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Soudan du Sud: réunion d’urgence après la fusillade à la résidence de l’ex-chef des renseignements

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South Sudan's President Salva Kiir (L) looks on as he waits for the arrival of Pope Francis at the Presidential Palace in Juba, South Sudan, on February 3, 2023. Pope Francis landed in Juba, in the first visit to South Sudan by a pope since the predominantly Christian nation gained independence from Muslim-majority Sudan in 2011 after decades of bloody struggle. (Photo by Tiziana FABI / AFP)

Juba, South Sudan – (AFP) – Le président du Soudan du Sud Salva Kiir a tenu vendredi une réunion d’urgence avec de hauts responsables sécuritaires après une fusillade au domicile de l’ex-chef des services de renseignements, Akol Koor, limogé il y a près de deux mois.

South Sudan’s President Salva Kiir (L) looks on as he waits for the arrival of Pope Francis at the Presidential Palace in Juba, South Sudan, on February 3, 2023. Pope Francis landed in Juba, in the first visit to South Sudan by a pope since the predominantly Christian nation gained independence from Muslim-majority Sudan in 2011 after decades of bloody struggle. (Photo by Tiziana FABI / AFP)

Les coups de feu ont été entendus jeudi soir pendant environ une heure dans le district de Thongpiny, suscitant la panique à Juba, capitale du plus jeune pays du monde miné par les luttes de pouvoir, la corruption et les conflits ethniques.

Un journaliste de l’AFP a observé vendredi matin un important dispositif militaire autour du domicile de l’ex-chef des renseignements, assigné à résidence depuis octobre.

A la suite de la réunion, Lul Ruai Koang, porte-parole des Forces de défense du peuple sud-soudanais (PDF), a assuré que l’incident s’était produit après un “malentendu” entre les forces de sécurité déployées pour le protéger, lors d’une tentative de déplacement de M. Koor.

M. Koor et son successeur ont participé à la réunion d’urgence, a indiqué le bureau de Salva Kiir.

Un haut responsable sécuritaire a indiqué au quotidien Sudans Post que la réunion avait permis de solder les tensions. “Le calme a été rétabli à Juba, et le général Akol et sa famille ont été assurés de leur sécurité”, a-t-il déclaré.

MM. Koang et Koor sont désormais tombés d’accord sur le déplacement “avec sa chère épouse, un garde du corps et un cuisinier”, ailleurs dans la ville. M. Koang a précisé que l’ancien chef des renseignements n’était pas “détenu”.

Selon lui, quatre personnes, deux civils et deux soldats, ont été tués durant la fusillade.

-“Malentendu”-

Dans une alerte à son personnel sur place, l’ONU a fait état jeudi soir d’une fusillade “liée à l’arrestation de l’ex-chef des services de renseignement”, conseillant de rester à l’abri.

Tout en assurant que le calme avait été rétabli dans la plupart des quartiers résidentiels de la capitale, le colonel John Kassara, porte-parole de la police, a appelé à la radio de la mission de maintien de la paix et de sécurité au Soudan du Sud de l’ONU (Minuss) à la vigilance des habitants à proximité de la résidence d’Akol Koor.

Lul Ruai Koang avait plus tôt affirmé à l’AFP qu’Akol Koor “reste à son domicile”, et rejeté des allégations circulant sur les réseaux sociaux selon lesquelles M. Koor aurait fui vers le complexe de l’ONU à Juba.

La veille, ce porte-parole avait indiqué qu’un “malentendu” entre “deux niveaux de sécurité” entourant l’ex-chef des services de renseignement avait dégénéré.

Le président Kiir a limogé en octobre Akol Koor, en poste depuis l’indépendance du pays en 2011, ce qui a donné lieu à de nombreuses spéculations selon lesquelles il fomentait un coup d’Etat.

M. Koor a été nommé au poste de gouverneur de l’État instable du Warrap, mais cette nomination a finalement été révoquée par le président avant même que l’ex-chef des renseignements ne prête serment.

Son limogeage était par ailleurs intervenu quelques semaines après l’annonce par le gouvernement d’un nouveau report de deux ans des premières élections de l’histoire du pays, prévues en décembre.

Des experts indépendants de l’ONU ont dénoncé en juillet, aux côtés de l’opposition, d’ONG et de la communauté internationale, une loi jugée répressive sur la sécurité au Soudan du Sud, qui permet aux services de renseignement des détentions sans mandat.

Deux ans après son indépendance, le Soudan du Sud a plongé en 2013 dans une guerre civile meurtrière opposant les rivaux Salva Kiir et Riek Machar, faisant 400.000 morts et des millions de déplacés.

© Agence France-Presse

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