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Lomé, Togo – Le tribunal de grande instance de Lomé a condamné vendredi 19 personnes, arrêtées lors de manifestations meurtrières contre le pouvoir, à 12 mois de prison dont 11 mois avec sursis, a appris l’AFP samedi auprès de leur avocat.

(FILES) Members of the Togolese Gendarmerie are seen operating in Lome on June 6, 2025. At least seven people were killed and many others wounded during recent anti-government protests in the Togolese capital Lome, according to estimates provided to the press by civic groups Sunday. Campaigning groups and rights organisations denouncing “abuses committed by members of the Togolese security forces and militias” said seven bodies had been recovered from rivers in the capital. (Photo by AFP)

Les manifestants protestaient en juin contre les arrestations de personnalités critiques du gouvernement, la hausse du prix de l’électricité ou encore la réforme constitutionnelle de 2024 permettant au dirigeant Faure Gnassingbé de consolider son pouvoir.

Au total, 31 personnes arrêtées les 26, 27 et 28 juin ont été jugées pour “troubles aggravés à l’ordre public”, a indiqué samedi à l’AFP leur avocat, Me Darius Atsoo.

Dix-neuf d’entre elles ont été condamnées vendredi à 12 mois de prison dont 11 avec sursis par le tribunal de grande instance de Lomé, les douze autres ont été libérées.

“C’est un verdict qui m’est resté en travers de la gorge, car la défense a présenté suffisamment d’arguments aux juges pour leur permettre d’oser (une) relaxe pure et simple pour tous les prévenus”, a réagi Me Atsoo.

Vendredi également, un nouvel appel à manifester contre le pouvoir a été lancé par les organisateurs des manifestations de juin.

“Les 16 et 17 juillet, on reprend les manifestations”, disent les blogueurs et artistes qui avaient appelé aux manifestations de juin, dans une vidéo diffusée sur TikTok vendredi soir.

Le 17 juillet sont prévues des élections municipales, dont plusieurs importants partis d’opposition et des membres de la société civile ont demandé le report vendredi.

“Nous demandons à toute la population de sortir massivement les 16 et 17 juillet. Les sept qui sont morts pour la Nation, nous leur rendons hommage. Ils sont morts pour une cause noble”, ont ajouté les organisateurs de ce “Mouvement du 6 Juin (M66)”.

Lors des manifestations fin juin – d’autres avaient eu lieu au début du mois – sept personnes sont mortes, des dizaines ont été blessées et plus de 60 interpellées, selon des organisations de la société civile.

Les autorités n’ont pas donné de bilan chiffré mais ont fait état de morts “par noyade”, deux selon la gendarmerie. L’opposition impute les sept morts aux forces de l’ordre.

L’Assemblée nationale a annoncé qu’elle se “pencherait sur les réelles circonstances” de ces violences. L’ONG Amnesty International a elle demandé l’ouverture d’enquêtes “indépendantes et transparentes”.

Vendredi, le ministre de l’Enseignement technique Isaac Tchiakpè a décrit à la presse “une situation de calme et de stabilité” dans le pays.

Le parti au pouvoir a annulé sa marche prévue samedi en soutien à Faure Gnassingbé, sans préciser les motifs, a appris l’AFP de sources proches du parti.

© Agence France-Presse

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